26 septembre 2006

Home again

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Les voyages font sortir toujours plus loin dans le monde. Les rêves y font entrer toujours plus loin.
Jostein Gaarder

23 septembre 2006

The End

Oui, "The end".
Oui, c'est fini.
Oui, je m'en vais.

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Quand je relis la toute première note de ce blog, qui remonte à la fin du mois de mars, j'ai du mal à me dire que je touche à la fin de cette "aventure". Ces six mois sont passés plus vite que l'éclair.

Et je me dis que sur ma liste de choses à faire, bien sûr, je n'ai pas pu tout voir, tout faire, tout découvrir, mais la liste des "Tick" est quand même assez grande. Rien qu'à voir la tonne de photos qui peuple le disque dur d'Ernest, on se dit (enfin, JE me dis) que ce séjour a été riche.

Riche en belles rencontres, riche en sourires, riche en découvertes, riche en "oh wow", riche en moments précieux, riche en bons restos, riche en surprises, riche en voyages, riche en accents, riche en traductions, riche en longues discussions, riche en ptites étoiles dans les yeux...

C'est donc triste, bien sûr, de quitter cet univers qui fut le mien pendant cette moitié d'année.

Mais je trépigne d'impatience à l'idée de retrouver les miens et les miennes. : )

Je vous tire donc ma révérence bloguienne, puisque de Petite Marie en Acadie il n'y aura plus.

Bonne route à vous. Je trace la mienne.

All good things... must come to an end

*** Morceaux choisis ***

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Le QG de Petite Marie en Acadie (d'où elle vous a abreuvés d'infos, d'émotions, de blagues vaseuses et de pensées en tout genre). Photos, cartes postales, souvenirs, Ernest tournant à plein régime... Voilà un morceau de mon univers acadzien.

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Fleur de courgette. La minute bio de la journée.

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Famille...

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Le QG professionnel de Petite Marie en Acadie. Non, je n'ai pas travaillé à planter des panneaux Arrêt/Stop dans les rues de Moncton.

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Brochette franco-acado(euh...)-québécoise. Ouais, conceptuel comme adjectif. Oh, le joli cou de girafe ! Argh... Voilà, ça m'apprendra à me tenir comme ça sur les photos ! : p

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L'assiette mexicaine, la seule, l'unique. "Chimi sensationnel". Effectivement, sensationnel, ce plat ! : )

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Péchi & Freedgee. Let's keep smiling!

Marée basse

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Le film du soir, bonsoir : La turbulence des fluides. Film franco-canadien, tourné au Québec. {Une fois que j'ai retenu le titre, ça roule ! Amélie Nothomb et sa Métaphysique des tubes a mis le bazar entre les neurones. Au départ, je pensais regarder Turbulence des tubes... C'est pour dire !}

La marée ne monte plus à Baie-Comeau. Une sismologue, Alice, est rappelée du Japon pour venir étudier le phénomène.

Entre petite fille somnambule, village désert, sismologue torturée, alarme qui annonce la marée haute {l'impression que la guerre est déclarée à chaque fois qu'elle se déclenche !}, café ouvert seulement la nuit, amie de fac lesbienne {Julie Gayet : la ptite surprise frenchie du film}, mystère sur la noyade d'une jeune femme, camion à glaces, habitants devenus dingues, sable fin, cocotiers, scientifiques à la pelle, balles de golf (oui oui !), voilà autant de détails réunis dans ce film.

Vraiment un bon moment. Pascale Bussières (remarquée dans Souvenirs intimes) est à nouveau très mystérieuse. Elle nous invite dans son monde, puis nous rejette, puis ouvre à nouveau la porte, se demande si elle nous laisse entrer...
Bref, de mystère levé en mystère dévoilé, on suit son périple vers la vérité : pourquoi la marée ne monte plus.

Le film est assez aérien, quelques longueurs à noter {les susdites turbulences sont assez douces finalement, en tout cas, c'est l'impression qu'elles donnent} et une fin trop "logique" à mon goût !

Mais un très bon moment de cinéma québécois. D'autant plus apprécié qu'il était le dernier...

17 septembre 2006

We all make choices. What's yours?

Vendredi 15 septembre, 19h45. Palais Crystal, Moncton.

Ce jour en l'an de grâce 2006 fête (enfin moi en tout cas) la sortie du film du moment, ou du début de l'automne, ou de la rentrée, c'est à vous de voir, j'ai nommé : The Last Kiss.

Alors oui, effectivement, ce film est américain, pas canadien, et jusqu'à maintenant, je n'avais pas peuplé ce blog de mes commentaires sur un film non canadien. Pour ma défense, je vous dirais que The Last Kiss a été tourné entre le Wisconsin (Dairyland State) et le Québec. Voilà pour l'argument. Et puis, pourquoi ne pas faire de cette note, donc de ce film, une expérience canadienne, telle que vécue par l'auteur ici présente dans la salle obscure n° 1 du Palais Crystal ? Embarquement immédiat.

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La salle est petite, déjà bien remplie. Mon compère n° 1, Mat' pour ne pas le citer, fait remarquer que la population est à 90 % féminine. Je lui réponds que "les quelques hommes présents sont les plus sensibles", suivi d'un clin d'oeil ô combien forcé ! Nous prenons place. Ma compère n° 2, Péchi/Bettina pour ne pas la surnommer/citer, prend place à côté de moi. Deuxième constatation, le dossier de mon siège m'arrive sous les omoplates. Comme je ne mesure pas 1m98, je peux donc dire sans trop me planter, que le dossier des sièges arrive sous les omoplates des autres spectateurs. Troisième constatation, le fauteuil d'une salle de cinéma canadienne (rooo... tout de suite les généralités !) (eh oh, un peu d'humour, ça fait pas de mal !) grince. Il grince non pas seulement quand les corps fatigués d'une semaine de folie s'écrasent dedans. Non, il grince dès que ces sus-dits corps fatigués ont le toupet de frémir légèrement, qu'un orteil se contracte ou qu'un bras s'étend. Voilà pour les éléments sonores. Parlons odeurs canadiennes tiens. Voilà un mélange pas très heureux d'odeurs de pop-corn bien gras (oui Mat', il est gras ton pop-corn ! Oui, je sais, c'est pas le tien, mais il est gras quand même !), de barres chocolatées bien grasses, de parfums envoûtants divers et variés et d'odeurs corporelles tout court. Quoi, vous êtes dégoûtés ? Vous voulez sortir à tout prix et le plus vite possible de cette petite salle de ciné ? Attendez un instant, vous risqueriez de louper le début.

Ce qui est bien avec Zach (Braff, pour les non initiés), c'est que ce grand brun aux yeux bleus nous fait tout oublier à partir du moment où sa frimousse apparaît sur l'écran. Les gloussements de mes voisines canadiennes, l'odeur du pop-corn-gras, le grincement des fauteuils, la porte qui s'ouvre toutes les 5mn (oui, les Canadiens se disent qu'aller faire pipi pendant un film, c'est le meilleur moment. Si encore ils avaient été deux ou trois. Là, on a eu droit à un vrai défilé, sans sa haute couture), plus rien n'a d'importance : Zach est là. Il n'a pas de cape, pas de masque, pas d'armure en acier trempé (quoique trempé, il l'est ! : p).

Zach Braff, je l'ai rencontré découvert (dans Scrubs oui, mais c'est pô pareil) dans Garden State. L'effet produit dans ma ptite tête et surtout sur mon ptit coeur avait été plutôt... comment dire... intense, soudain, imprévu, tourneboulant, inoubliable.
Alors quand on m'a dit "il remet ça", le film s'appelle The Last Kiss, dans l'équipe, il y a Monsieur Paul Haggis (Monsieur Million Dollar Baby et Monsieur Crash, excusez du peu), et puis Zach, Casey Affleck, Rachel Bilson (oui, on a tous regardé The O.C. à un moment donné, donc on se souvient d'elle) et d'autres dont les têtes te reviendront au premier coup d'oeil... Quand on me dit tout ça, que je regarde la bande annonce, que Péchi (pour ne pas la surnommer) me fait cadeau de la B.O. du film et que j'apprends qu'en l'an de grâce 2006, le 15 septembre exactement, j'aurai l'opportunité de le voir, ce "dernier baiser", ni une ni deux, je fonce.

Du début à la fin, ce film est déroutant, envoûtant, dérangeant, aérien (ah, plus de -ant), mystérieux, drôle, triste, très drôle, très triste, plein d'espoir, plein de détresse, plein de remises en question. Bref, un cocktail détonnant (ah, il en restait un !) qui m'a scotchée (dans mon fauteuil qui grince). Tout dans ce film est parfait. Les acteurs sont magnifiques (mention spéciale à Jacinda Barrett et Casey Affleck, criants de réalisme). J'ai totalement oublié que j'avais sur le front l'étiquette "spectatrice" et qu'ils avaient sur le leur l'étiquette "acteur/trice sur un écran de cinéma". Ils transpercent la toile. Zach Braff a ce truc pas commun que je ne me souviens avoir vu chez aucun autre. Il est vrai, il nous transporte dans son histoire, on y croit et on voudrait y rester. Il n'est pas Matt Damon (quoique c'est pas mon canon de beauté lui... attendez, on se la refait !). Il n'est pas Ryan Philippe ou Josh Hartnett. Il est tout simplement beau dans son interprétation, il est vrai, il est juste... il est Zach. : )

Je ne vous raconterai pas l'histoire. Ce ne serait pas lui rendre service que d'essayer de la résumer en quelques lignes. Je vous dirai simplement ceci : une fois encore, comme à la sortie du cinéma Les 400 Coups d'Angers (hmm...) après Garden State, mon ptit coeur tout chamboulé ne sait pas trop s'il doit pleurer ou s'il doit sourire. Alors, se trouvant un peu bête, il décide de faire les deux... en même temps.

Et si on ajoute à tout ça la musique à la hauteur de la B.O. déjà si fantastique de Garden State, on ne peut que pleurer et sourire en même temps. Je vous le dis, je vous l'écris, The Last Kiss rejoint ma liste de films incontournables.

Et comme parfois, les mots ne remplacent pas les images, vous pourriez aller faire un ptit tour du côté de chez
http://pticaillou.hautetfort.com pour y voir la bande annonce. (Oui, c'est de la pub... papillonnesque !) ; )

Pour les Français de France, le compte à rebours peut être lancé dès maintenant. Ne retenez que cette date : 25 octobre.

D'ici là, à vos Coldplay, Cary Brothers, Snow Patrol, Remy Zero et autre Imogen Heap... histoire de vous imprégner musicalement.

11 septembre 2006

"9/11 The world remembers" -CNN.

En cette journée de congé, je n'ai pas échappé à la tornade 9/11 (sans mauvais jeu de mots) lorsque j'ai allumé la télé. Puisque la télévision canadienne se compose à 80 % de chaînes américaines, inutile de vous dire que les retransmissions "5 ans après" sont nombreuses, voire innombrables.

Certes, tout le monde se souvient de ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 à 8h46, puis à 9h28. Certes, tous les Américains porteront à vie la marque de ces attentats. Certes, c'est encore tout frais, et la seule évocation de cette date fait frissonner beaucoup de gens. Certes.

Mais quand j'allume ABC, puis CNN ce matin et que je regarde les yeux écarquillés et l'estomac en pelote, et ce, pendant 1h, un reportage sur la femme de John, qui travaillait au 88ème étage de la tour nord, et qui (bien sûr) n'a pas survécu, puis un reportage sur Dave qui, grand patron de la société XY aurait dû être dans son bureau du 101ème étage ce jour-là, mais qui ne s'y est pas rendu car il avait un problème avec sa lentille de contact droite, ou encore le reportage sur Mark, jeune garçon de 13 ans vivant à Washington qui se rendait à l'école ce matin-là, et qui, voyant ce qui se passait, a eu la révélation de sa vie : "Je veux rentrer dans l'armée", (le reportage se termine par ces mots : "Mark a été envoyé en Irak il y a 1 an 1/2, il est mort il y a quelques jours. {Plan de caméra sur sa mère} "My son's a hero."), quand je regarde ces images et écoute ces commentaires, dis-je, je suis traversée par un drôle de sentiment : écoeurement.

Je pourrais m'arrêter là. On pourrait me répondre que je n'ai pas de coeur, que je suis insensible à ce que traversent les survivants, à ce qu'ont traversé les victimes... etc.

Mais franchement, franchement... Ok. Nous sommes le 11 septembre 2006. C'est donc le 5ème anniversaire. Certes. Mais je vous assure que la tragédie a perdu de sa consistance. La gestion de ces images qui sont tout sauf de l'information, me dérange, profondément. Les seuls moments forts de mes 60 minutes passées devant la télé du salon auront été le discours du maire de NYC et celui, très sobre et très digne, d'une veuve.

Si j'ajoute à cela la "version en direct" que les producteurs de CNN avaient concoctée, je pourrais en parler pendant des heures : Nous avons vécu (nous, gentils téléspectateurs installés bien confortablement dans notre canapé), en temps réel, le crash du premier avion {Il est 8h46, heure à laquelle le premier avion heurtait la tour nord du WTC. Revoyons les images... blablablabla.}, puis les cartes qui nous montrent la trajectoire du premier avion, l'endroit exact où il a changé de direction... Puis à nouveau les extraits du journal télévisé du 11 septembre 2001 et ce que disent les présentateurs, puis encore le temps réel {Il est 9h28 ; un deuxième avion explose dans la tour sud. Le peuple new-yorkais -et le monde !- prennent conscience qu'il s'agit de tout sauf d'un accident.}.

Alors oui, oui d'accord. C'est une tragédie. Le coeur du peuple américain a été touché, transpercé. Oui. Mais il me semble qu'un minimum de sobriété aurait été nécessaire, voire indispensable. Mais la loi du "show à l'américaine" n'a pas de limite, et l'information fait place au sensationnel, comme c'est de plus en plus le cas désormais. Chose hallucinante, même pendant la minute de silence à 8h46, les deux présentateurs de CNN (la blonde et le black -hmm, joli titre de film... à l'américaine !) ont continué à parler... juste avant d'envoyer la pub.

Alors où se trouvent les conclusions que l'on tire de tout ça ? Comment le pays gère-t-il la menace terroriste aujourd'hui ? La reconstruction psychologique est en marche, mais de quelle façon ? Quel oeil porte le new-yorkais moyen sur l'avenir ? Aucune de ces questions ne sera mentionnée aujourd'hui.  

J'ai donc voulu en savoir un peu plus. Et comme le Canada est mon pays d'accueil pour encore "quelque temps", quoi de mieux que de lire ou d'écouter ce que le Canada justement, meilleur ennemi des USA, pense de tout cela. Je tombe sur les informations de 9h sur Radio Canada. Et là, résultat d'un sondage : "22% des Canadiens sont convaincus que les attentats n'ont pas été orchestrés par Al-Qaïda, mais par les Américains eux-mêmes, pour pouvoir aller bombarder l'Afghanistan, puis l'Irak, sans avoir d'arguments à donner"... puisque l'argument est évident : trou béant/géant sur l'île de Manhattan, ça devrait suffire, non ? J'étais interloquée. Limite, ma tartine aurait pu jouer au Radeau de la Méduse dans ma tasse de thé.

C'est seulement en lisant un article à l'instant que je me suis rendu compte que ce sentiment de complot gigantesque n'était pas seulement canadien. "36 % des Américains estiment que l'administration Bush est impliquée dans les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone en vue de réaliser sa politique au Moyen-Orient". Ok, d'accord, on prend tout ça avec beaucoup de recul... Ok, ok. Mais quand même. C'est une drôle de sensation, non ?

Voici un article trouvé sur le site de RadioCan'. Il examine les événements d'un point de vue canadien et répond aux questions que je me posais. {Signé Nicolas Duguay. Rendons à César ce qui est à César, nom d'un orignal !} Tous à vous binocles ou autres loupes !

"Avant ce réveil brutal du 11 septembre 2001, le terrorisme était d'abord et avant tout, pour la plupart des Canadiens, un phénomène politique exotique. Un phénomène à ranger sous la même enseigne que les famines, sécheresses et autres guerres civiles qui ne s'approchent des Canadiens que par le truchement du Téléjournal...

Depuis lors, les Canadiens ont assisté au changement radical de l'environnement sécuritaire. Du jour au lendemain, la population canadienne s'est mise à croire qu'elle pouvait elle aussi être ciblée par la fureur terroriste. Elle s'est rendu compte, surtout, qu'être Canadien ne veut pas nécessairement dire être apprécié partout dans le monde et que, pour des milliers de gens, être Canadien, c'est d'abord et avant tout être Occidental. Avec tout ce que ça implique.

Cependant, une fois la poussière retombée, une fois la stupeur du choc initial passée, quelques voix se sont élevées pour s'interroger sur ce nouveau climat qui n'a peut-être rien à voir, comme le suggère le titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques, Charles-Philippe David, avec une réalité dans laquelle la menace terroriste ne serait pas véritablement plus importante aujourd'hui que par le passé.

Est-ce que le simple fait que New York se trouve à quelques heures de route de la frontière canadienne fait vraiment du Canada une cible?

Et si l'environnement terroriste canadien n'avait pas changé tant que ça depuis le 11 septembre 2001? Et si c'était surtout l'environnement sécuritaire qui avait connu les plus grands bouleversements?

En effet, malgré des menaces, malgré l'envoi de troupes canadiennes en Afghanistan, malgré les similitudes idéologiques entre le gouvernement Harper et le gouvernement Bush, malgré tout ce qui, selon plusieurs experts, faisait de nous des cibles de choix, le Canada n'a pas, jusqu'ici, été directement frappé par le terrorisme islamiste.

Bien entendu, pour certains, ce sont les milliards de dollars investis dans la « course à l'antiterrorisme » qui ont porté fruit. Ce sont les mesures de sécurité accrues dans les aéroports, aux frontières, dans les grands édifices, se sont tous ces détecteurs et caméras qui se sont avérés, finalement, efficaces.

Pour d'autres cependant, l'absence d'attentats sur le sol canadien peut tout aussi bien vouloir dire que la menace réelle a été, somme toute, infime.

Il y a bien eu quelques arrestations, comme celles des auteurs d'un présumé complot terroriste, l'été dernier dans la région de Toronto, qui fut présenté par le gouvernement Harper comme LA preuve que le Canada est une cible du terrorisme international.

Toutefois, force nous est d'admettre que si les Canadiens ont été épargnés jusqu'ici par la fureur terroriste, c'est une certaine idée de l'Occident et de la démocratie à la canadienne qui, depuis cinq ans, risque d'être la plus grande victime, la plus grande perdante de l'après-11 septembre.

Comment, en effet, accorder dans la même réalité et sans trop de dissonances la démocratie, la liberté de circulation ou d'association à des concepts tels que la biométrie, le profilage, le certificat de sécurité et l'emprisonnement sans procès ni accusation?

Comment peut-on garantir à tous les citoyens le respect de l'intégralité de leurs libertés lorsque l'appareil sécuritaire de l'État craint, souvent avec raison, que les terroristes ne se servent de ces mêmes libertés pour parvenir à leurs fins?

En fait, puisqu'il est fort à parier que le monde ne changera pas d'ici peu et que la « guerre au terrorisme », qui donne aux soldats américains des allures de croisées, va, selon la plupart des observateurs sérieux, durer des années, c'est probablement sur des questions similaires que se jouera l'avenir de ce qu'on appelle la démocratie.

Et là-dessus, le président américain George W. Bush voyait fort juste lorsqu'il affirmait, encore ébranlé par les attentats du 11 septembre 2001, que c'est essentiellement à la liberté que le terrorisme s'en prend.

Ce qu'il faut voir maintenant, c'est si nos gouvernements savent combattre la terreur sans l'imposer à leurs citoyens; si, en fait, la première victime de la guerre au terrorisme, n'est pas la première cible elle-même du terrorisme, c'est-à-dire la liberté. [...]"

Convaincus ? Rendez-vous en 2011, pour le 10ème anniversaire...

09 septembre 2006

Pour quelqu'un qui débute, mais qui a du beat

Prénom : François

Nom : Pérusse

Nationalité : canadienne (euh oops... québécoise)

Profession : titilleur de zygomatiques

Contenu : Vous cliquez juste en dessous

podcast

Concentration requise : )

Il me fait mourir de rire, le Francesco. Alors oui, là, il parle québécois, mais c'est très simple, très très simple ! C'est universel le québécois ! Oui, ok, j'en fais beaucoup (trop), mais je ne suis plus objective, là. Le virus canadzien m'a atteinte. Pour les médocs, on verra plus tard, hein !

Et attention, la tempête F.P. (version Québec) arrive en France... Vers le 25 septembre. ; )

Viens-t-en dans mon char !

Vendredi 8 septembre 2006, Dieppe, Mat's basement (euh pardon, j'me suis paumée dans la English version. Wow, l'autreuu !... Appart' de Mat', au sous-sol) (oui, les détails sont importants !)

Après un délicieux stir fry maison, place à la célèbre séance cinéma-maison. Installation dans le salon, canapé Ikéa ; ), coussins, bien calés que nous sommes.

Le film de ce soir est... à la demande générale : Québec-Montréal. Film de 2002, du réalisateur Ricardo Trogi, qui n'a de québécois que le passeport !

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Embarquement immédiat pour un road movie à la sauce canadzienne. Le défi est risqué, mais les coffres des voitures sont pleins, les goûters sont dans les sacs {oh oh ah ah}, les conducteurs à leur poste de pilotage, les co-pilotes les doigts de pieds en éventail, les réservoirs remplis (ou pas), et c'est parti pour deux heures.

Si l'on devait résumer ce film en un mot, on dirait "sacre à donf'" (Comment ça, ça fait trois mots ?). Voici l'exemple parfait du film qui ne se prend pas la tête à censurer les gros mots et autres vulgarités en dessous de la ceinture, mais qui prend plutôt le pari d'en faire tenir le plus possible dans 120 minutes. Le résultat est... wow !

Bon, focus focus. L'histoire d'abord. Le film est construit autour de trois voitures (en pratique il y en a quatre, mais la number 4 est composée de Barbie et Ken, qui, par définition ne parlent pas, et ne font que rouler dans leur Corvette rouge en montrant leurs belles dents de starlettes hollywoodiennes Mattel). Trois voitures dis-je.

La première, composée de trois potes qui partent de Québec pour aller prendre l'avion à Montréal, direction Cuba. L'ambiance est... "trois potes de 25-30 dans une voiture". Vous situez à peu près, ça va, c'est assez subtil comme ça ?

La deuxième : jeune couple qui déménage à Montréal. Madame au volant, monsieur en passager (jusqu'ici tout va bien). L'un boude, l'autre râle. L'une boude, l'autre râle. Et la panne d'essence sur le bord de l'autoroute, c'est la cerise qui fait déborder le vase. : p

La troisième, mademoiselle, brune, glamour, passagère. Monsieur, son collègue de travail, un peu benêt, ou non, plutôt timide, et secrètement amoureux de la demoiselle, conducteur.

Alors oui oui, c'est ultra caricatural. Oui oui. Mais c'est p'têtre bien le but recherché. Enfin, c'est comme ça que je le prends !

Les uns pètent un câble, les autres racontent des blagues graveleuses, les autres mâchent de la gomme... Tout ça, sur l'autoroute entre Québec et Montréal.

Et au final ? 

Pote n°1 avoue à Pote n°3 que lui et Pote n°2 ont couché avec la copine de Pote n°3. Pote n°3 est très très en colère. Pote n°1 est amoureux de la copine de Pote n°3. Et Pote n°2 est monsieur-ostie-crime-chris'-tabarnak. Limite, ça fait mal aux oreilles tellement il en dit à la minute !

La femme de son mari fait du stop et se rend à Montréal dans la grosse voiture d'un gros pervers. Le mari de la femme fait du stop et se rend à Montréal retrouver madame dans la grosse voiture d'un gros beauf, qui prend ses appels dans sa grosse voiture et se présente dans les deux langues "Michel Gauvin. Mike Gauvin" (là, là, c'est drôle !).

Le benêt timide boit en cachette quand mademoiselle-glamour va faire un tour faire pipi. Le benêt timide avoue son amour à mademoiselle-glamour (superbe monologue... "C'est ça : je sais que je suis dans un rêve, mais c'est comme si j'arrivais pas à me réveiller."). Mademoiselle-glamour pète son câble. Et tout est bien qui finit mal.

La fin du film : ah non, j'en ai déjà trop dit, il me semble !

En tout cas, une chose. Même si c'est loin d'être le film de l'année (2002), je me suis laissée emporter par l'accent québécois (encore une fois...). J'en profite, dites eh ! Plus que 15 jours, et après... Après... C'est une autre histoire.

Et ceux qui disent que c'est incompréhensible, que c'est moche, limite risible, ou même pas du tout limite, je vous réponds : "bin lôôô!" (c'est persuasif comme argument ça, hein ?) ; )

01 septembre 2006

Q B Cool

Petite mise en situation :

- Euh Pascale, j'ai un souci avec mon unité Trados. Tu sais, j'ai une balise inexistante ou endommagée... J'ai besoin de ton aide.

- Ok. {Pascale se lève, sort de son cubicule et nous traversons le bureau. Légèrement boitillante que je suis, et elle qui m'emboite le pas. On est pas sorti de l'auberge !} Tiens, dis-moi Marie, c'est bientôt la fin du stage, non ?

- Oh oui (cachez cette euphorie que je ne saurais voir !), c'est pour dans 3 semaines !

- Ah oui quand même ! Et tu as hâte de rentrer ?

- Hmm, bah tu sais, c'est 50/50. Je serai triste de quitter Moncton et ses habitants (surtout ses habitants), mais je suis aussi contente de rentrer retrouver les miens (Roo le joli pléonasme !).

- Oui, ça se comprend parfaitement.

{Suivra la résolution du problème technique dans le cubicule de Marie. Mais ça, c'est pas très intéressant pour vous, chers lecteurs !}

Franchement, quand on y pense, a posteriori, bien sûr, qu'est-ce que c'est 6 mois ? Oui, 24 semaines, on est d'accord. Mais qu'est-ce que c'est, franchement, 6 mois ? Hmm ? Non mais franchement, réfléchissez-y 5 minutes.

J'ai l'impression que je mangeais mes 2 mini biscottes au Première Classe de Roissy avant-hier. Je me revois à l'aéroport, apercevant la Kéteulle et ses deux grosses valises. Bisous par ci, bisous par là. Je nous revois demander des places côte à côte à Monsieur Air Canada qui n'avait pas l'air de comprendre. Eh, on parle la même langue, nom d'un orignal !

Mais surtout, surtout, j'ai l'impression d'être entrée dans ce grand bâtiment gris, sur la rue Dawson (comme quoi, ça vous suit toute votre vie !), avant hier. Et les premières images : couloirs, cubicules à perte de vue (sauf que j'appelais encore ça des bureaux ! Je me suis vite fait happer par le démon acadzien !), du gris, des grandes étagères croulant sous les dictionnaires (enfin ! enfin !) (oui, Marie est heureuse lorsqu'elle est entourée de livres et de dictionnaires. Et alors ? Vous pouvez me dire qui ça gêne ? Ah toi, le ptit au fond là-bas ? Ouais, bah tu viens me voir à la fin de la note et on en discute ! Non mais oh !) {Il mesure 1m32 et doit peser l'équivalent d'une plume. TOUT EST SOUS CONTRÔLE !}. Bref, j'en étais où ? Ah oui, les dicos.

Après tout ça, découverte de mon "chez moi". Bureau, fauteuil, ordinateur, dictionnaires (Miam !), téléphone, fournitures... Et voilà que le plongeon dans le grand bain débutait.

Je vous ai déjà abreuvé de commentaires sur le boulot chez ****, et j'en remets une couche !

C'est certainement le syndrome Marie-rédige-son-rapport-donc-Marie-est-en-pleine-introspection-sur-sa-vie-son-passé-son-avenir-et-elle-en-passe. Oui, sûrement. N'empêche que je m'en pose des questions, que je pense à plein de trucs et que je fais un bilan, un vrai. Bah oui, à la Katôlik, ils ont dit "une analyse sur votre parcours, en y intégrant votre expérience en tant que stagiaire, ce qui débouchera sur un bilan de votre formation et de vos projets". Alors c'est ce que Marie fait !

Let's go. Come on board! (Les gilets de sauvetage se trouvent sous votre chaise/fauteuil/tabouret/matelas (euh...) de bureau)

1/ Marie est heureuse d'avoir décidé de venir à Moncton, Nouveau-Brunswick, et d'avoir rejoint pour un temps, la grande famille **** (qui, d'ailleurs, compte désormais 216 employés, toutes succursales réunies) (ça vous la coupe, hein !). Elle s'était dit qu'elle devait/pouvait le faire, que le Canada, bah c'était le deuxième rêve sur sa "shopping list", et que les caribous n'avaient qu'à bien se tenir (d'ailleurs, faudra que je vous en parle de ceux-là !).

2/ Marie a rencontré des gens extra. Marie a croisé la route de gens souriants, intéressants, mais aussi barrés (Mat', tu voulais être cité sur ce blog, et voilà, c'est chose faite ! J'avais dit que ma revanche serait terrible ! Gnark gnark ! Maintenant, tout le monde il sait qui tu es ! : p) (Euh... Mat', j'suis toujours ta côôpine, hein ?!), bavards, drôles, spontanés, acadiens, québécois, français, mélomanes... Bref, des spécimens vraiment spéciaux que je garderai bien au chaud là où vous savez, une fois rentrée.

3/ Marie ne va pas commencer avec les commentaires larmoyants (pas déjà !), alors on continue. Autre sujet, autre sujet ! Allô, la régie ? On a un problème ! {...} Marie a appris beaucoup de la traduction. Elle a mis en pratique ses connaissances (merci aux cours de Marie-Claude, Yvon {Adélaïde loves you!}, Marie-Pierre, Pascale, David, et ceux que j'oublie... M'enfin on n'est pas non plus en train de me remettre un Emmy Award, là !). Bon, soyons sérieuse au moins 5 minutes Mademoiselle-je-digresse-toutes-les-secondes. Donc elle a mis en pratique ses connaissances et a pu se mesurer à toute une variété de textes. Des projets courts de 2-3 heures, des projets de 50 heures, des sujets intéressants (cinéma, éducation, environnement, culture(s), Internet) et des sujets disons moins... ou alors plus... (économie, politique bizarroïde, gestion, finances, programmes informatiques {alors là, le dernier en date, raaa... le pétage de plombs m'a guettée pendant 6 jours}). Mais au bout du compte, ce qu'on retient, c'est le positif dans tout ça. La confrontation à des milieux inconnus et l'éclate totale sur des sujets familiers. Bref, j'adooooore la traduction !!!

4/ Marie a mangé le dernier hambourgeois de la "saison-barbecue" chez ****, ce midi, mesdames et messieurs. Oui, tous les jeudis, c'est (c'était !) Barbecue party. Alors non non, remettons nos pendules à l'heure (avec le décalage, ça va pas être simple...), Marie aura comptabilisé seulement 1 hamburger et 2 Vegiburger en 3 mois qu'aura duré cette "saison-barbecue". D'abord parce que la junk food, elle court pas après, et puis parce que les sandouich ricains n'étaient pas les meilleurs du monde non plus. Non, elle, son truc, c'est les cookiiiiiiiiiiiiies !

5/ Marie a expérimenté les grosses migraines post-8h de boulot. D'ailleurs, depuis 4 jours, elle file dans son dodo avant 21h. Au risque de passer pour une marmotte (qu'elle est), elle l'écrit hautetfort (la bonne blague pas du tout prévisible !).

6/ Marie reviendra grandie de cette nouvelle expatriation, et elle adooooore ça !

7/ Marie vous fera grâce du reste. On parlait de ****, là.

8/ Ou alors non. Pour vous montrer ce qu'ils nous font subir ici, voici un petit courriel écrit vendredi dernier à mes chers acolytes, Adélaïde, Bettina et Mathieu, pour ne pas les citer. Quand je dis que le pétage de plombs n'est jamais loin...

"Bon, TOUT VA BIEN, j'ai rajouté les pâtes sur ma liste. 
On risquera pas de les oublier. Parce que hein, bon, je connais pas les capacités de vos cerveaux respectables... euh ...tifs.
Enfin, quand je dis TOUT VA BIEN, c'est peut-être un peu beaucoup trop dire, parce qu'il est 12h48, que 16h, c'est dans 3h12mn, que j'ai envie de dormir, que je viens de manger un KitKat Peanut Butter (Bettina, faudra que tu goûtes ça !) et que je culpabilise, que je ferais bien de brûler ce texte, et que j'aime bien me plaindre de temps en temps !
...
Vous venez d'être témoin d'un petit pétage de plombs à la sauce niokee (haha). Nous vous remercions de votre compréhension. La camisole est sous mon bureau, si vous pensez que c'est indispensable. Et euh... camisole dans le sens français, pas dans le sens canadien, on est d'accord. Là, on parle d'un état psychologique, voire psychotique, TRÈS grave.
...
Nous vous rendons votre liberté, vous pouvez maintenant reprendre vos activités.
"

Alors, on a peur ? Voilà ce qui vous attend si vous vous retrouvez en ma présence un vendredi après-midi, au beau milieu d'un texte horrible, à la fin d'une semaine très longue. À bon entendeur ! {Ah, le ptit au fond ? Tu veux essayer ?}

Sur ces bonnes paroles, je vous tire ma révérence pour aujourd'hui : il est bientôt 21h ! ; )

N.B. : Pour les mélomanes, on clique ici

20 août 2006

Cocktail de mots

Si l’on devait faire rimer Nouveau-Brunswick avec quelque chose, on ne chercherait pas la rime parfaite, l’alexandrin inédit ou le iambic pentameter à la sauce Shakespearienne.

On ferait rimer Nouveau-Brunswick avec bilinguisme. Sans vouloir vous faire un cours de linguistique ou d’histoire du coin-coin où je me trouve, je vous dirai simplement ceci : le Nouveau-Brunswick est la première province officiellement bilingue du pays. Tout doit donc figurer dans les deux langues officielles (non, pas le maltais et le biélorusse ! Roo, mais faut suivre !). Alors depuis presque 5 mois que je suis là (eh ouais !), inutile de vous dire que j’en ai croisé des pancartes, des affiches, des affichettes, des prospectus, blablabla.

Je me disais qu’en cette journée bien pluvieuse (« il pleut à boire debout » par icit’), un peu de culture linguistico-inattendue ne pouvait que nous/vous faire du bien. Et puis aussi parce que parler de mes plats préférés, de mes pétages de plomb du jeudi soir, ou encore des feux de camp sur la plage, ça n’a qu’un temps. Soyons sérieux cinq minutes ! Quoi ? C’est limite pompeux ? Pardon, j’ai mal entendu.

Bon allez, on se lance, on regarde une petite sélection photographique, illustrant mon propos (on voit la fille qui est en plein dans l’écriture de son rapport de stage !).

 

Et pour agrémenter cette visite illustrée, une petite toune bien sympathique, à écouter FORT ! Le groupe SWING est ontarien francophone (on baigne encore dans les langues, là). : ) Bonne écoute, et n'oubliez pas de descendre...

 

(et pour cette grande fenêtre qui s'ouvre, vous faisant penser qu'il y a un film, c'est un mystère. JUSTE DU SON !, elle a dit Marie !)

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Celui-là, j'avoue que question logo, je l'adore. Bravo pour l'idée. J'ai voulu aller leur dire, mais j'm'adresse à qui, moi ? Le dessinateur-penseur, il est sûrement pas à Moncton, au terminus d'autobus ! Euh... d'autocars.

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Dans la catégorie, Marie mange des produits de la mer, voici le poisson tout droit sorti du congélo !

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Un livre peut chuter lui aussi. La preuve !

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Le panneau tout rouge, on y reviendra plus tard, là on se concentre sur les petites pancartes vertes. Et on voit Rue = St.

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Clopine-clopante sur Champlain St, mes yeux l'ont rencontrée, elle, la clinique. J'me demande juste s'ils font des thérapies pour cheveux. "Je m'appelle Boucle d'or, et je m'entortille depuis maintenant 2 ans, 3 mois et 7 jours." "Bravo, bravo !"

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Quelques mètres plus haut, toujours sur Champlain St, une autre clinique.

***WARNING*** : Ne pas confondre les deux cliniques, ou vous risqueriez d'avoir des surprises !

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Celle-là, alors celle-là, dans le genre, le bilinguisme, c'est important, je l'aimeuuu ! Ils poussent-le-bouchon-un-peu-loin-Maurice, parfois, moi je trouve.

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Au cas où il n'y pas de petit bonhomme blanc et de main rouge à un carrefour, on lit les instructions, et ça passe tout seul. Enfin, je crois.

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Et voilà le gros panneau rouge. Là, vous pouvez l'observer tant que vous voulez. : )

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Et ça, c'est son homologue de Dieppe. Oui, Dieppe = majorité de francophones. Oui, Moncton = majorité d'anglophones.

Alors, on en ressort grandi, n'est-ce pas ?